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FRAGILE "Le culte des pépins"

dimanche 1er novembre 2020


Cassette éditée à 100 ex.
Musique composée et enregistrée par Christophe Ratier.
Co-édité avec le label Frissons cassette.
Pochette & graphisme : Joseph Charroy


FACE A :
1 : Sombre début
2 : Nicotine hymne
3 : Oiseaux en cage
4 : Les organetos d’Anna I
5 : Nous avons toujours été là

FACE B :
6 : Nuit huit
7 : Insectes en cage
8 : Les organetos d’Anna II
9 : Décadent et symétrique
10 : Tout ce qui vole
11 : Terminé


FRAGILE, nom derrière lequel se cache Christophe Ratier, musicien aussi entendu dans GLEN OR GLENDA ou LE CERCLE DES MALLISSIMALISTES.
"Le culte des pépins" est né d’une fascination pour "Worship the Glitch" l’album hypnotique de COIL paru en 1995. Onze vignettes désincarnées quasi arythmiques enregistrées au synthétiseur. On pénètre dans cet album comme à l’intérieur d’un film, comme dans le phare de John Carpenter (The Fog), et on est pris par cette aridité acide, ses recoins, ses lignes de fuite.
Un oiseau noir plane : pépiements électrifiés, intervalles engloutis, sursauts saturés, étincelles, fumée ; nous sommes noyés dans la brume, surplombés par une ritournelle lancinante, obsédante. Une à une les notes-gouttes tombent, le sol se désagrège, le matériau se dérobe, se consume… Nous avançons sur la pointe des pieds pour aller voir de l’autre coté du miroir.


"Je me rappelle très bien de cette nuit sombre où les pins pliés sous l’orage.
Je me rappelle très bien que j’étais sous le choc émotionnel de "cette" nouvelle.
Je me rappelle très bien que je croyais en l’éternité de toute chose.
La lune voilée m’invitait à songer.
La lisière des arbres dessinait une ombre monstrueuse qui semblait m’appeler.
Et je m’approchais, ma lanterne à la main, glissant dans l’herbe humide, suivant un halo de lumière qui m’amenait à ma perte.
La peur me privait de toute injonction rationnelle ; j’allais au-devant d’une réalité.
Tel le lapin fascinait par les phares qui vont le faucher, j’avançais sonné...
Puis je fus perdu dans une forêt épaisse où je n’avais pas ma place.
J’attendis...
Un son violent tel un vent strident vint crier à mes oreilles...
Je pleurais à genoux dans l’herbe...
J’abreuvait de mes larmes mon dernier espoir...la forêt."

Extrait de "L’âme pure" Raul Soaros 1634


https://frissonscassettes.bandcamp.com/album/le-culte-des-p-pins