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PROJECTION Mercredi 02 et Mardi 08 [Org : Monokini ] : Unas fotos en la ciudad de Sylvia (Esp./2007) & Photographic Memory (Usa/2011)

dimanche 30 janvier 2011


FOTOKINO :
2 projections en séance unique dans le cadre de l’exposition de photographies de Aline Fournier de Laurière, Joseph Charroy
et Julien Sellam.

Les deux films choisis entretiennent cette relation à la photographie
comme trace fugace d’une expérience intime. Ce qui les relie est une même quête solitaire : il s’agit pour leur auteur de retrouver un amour de jeunesse dont il ne reste que peu d’indices et une mémoire diffuse.
Non pas "films sentimentaux" mais journaux filmés où la voix intérieure de chacun tente de remonter le temps, renouer avec les lieux de passage et reconstituer la rencontre.


MERCREDI 02 MAI à 21h précises (nombre de places limitées !) :

UNAS FOTOS EN LA CIUDAD DE SYLVIA
Film de José Luis Guerin
(Espagne / 2007 / Vidéo n&b / Muet avec intertitres français / 67 min.)

Sylvia est le prénom d’une femme (réelle ? imaginaire ?) que le cinéaste
Catalan a rencontré une seule fois à Strasbourg, avec en poche un
exemplaire des Souffrances du jeune Werther de Goethe.
De retour dans cette ville vingt-deux ans plus tard, il décide de
retrouver sa trace qu’il croit reconnaître dans les femmes qu’il croise et
photographie. Ces images fugitives prises au gré d’une errance urbaine
recomposent un portrait multiple et fantasmé. Le film de Guerin, muet, est
le journal d’un désir donné à lire sous forme de banc-titres, qui
reflètent son monologue intérieur.
À la manière de "La Jetée" de Chris Marker, le récit s’accompagne des
seules photographies de visages, de passages, de silhouettes féminines
prises à la volée ou en filature, le montage s’organise à partir de
milliers de clichés silencieux.


MARDI 08 MAI à 21h précises (nombre de places limitées !) :

PHOTOGRAPHIC MEMORY
Film de Ross McElwee
(États-unis-France/2011/vVdéo/Couleur/Vostf/84 min.)

Le réalisateur américain Ross McElwee s’interroge sur la relation
conflictuelle qu’il entretient avec son fils de vingt ans. Accro à
internet, Adrian n’est plus l’enfant charmant que son père adorait, mais
un jeune adulte qui se disperse dans un tourbillon de fêtes et de projets
avortés. Pour tenter de le comprendre, le cinéaste repart sur les traces
de sa propre jeunesse, à Saint-Quay en Bretagne, où il avait travaillé
pendant l’été 1972 pour un photographe spécialisé dans les mariages. Il
espère retrouver son ancien employeur, un étonnant Français amateur de
jazz nommé Maurice, et Maud, la femme dont il était amoureux trente-huit
ans plus tôt. Mais les indices sont minces et les preuves presque
absentes. Photographic Memory est une méditation sur le temps qui passe,
la pratique de la photographie et du cinéma, et la relation entre un père
et son fils.


AVERTISSEMENT : si pour vous, le cinéma, c’est un écran géant - bulle
sensorielle qui enveloppe le spectateur en 3D et au-delà, le son THX, les
sièges profonds dans lesquels on se coupe de la vie durant 2 heures,
rebroussez immédiatement chemin. Car nous vous convions ici à une
expérience souterraine, quasi troglodyte, de cinéma comme art modeste de
très grande proximité. Une sorte de cinema povera, un cinéma à la première
personne qui se fait et se montre avec peu, un cinéma de poche si riquiqui
qu’on peut toucher l’écran (un simple mur ou un drap blanc).